Savez-vous ce qu’est un Lampyre ? C’est un petit insecte oh ! Pas plus de deux centimètres. Il vit une saison entière : l’été. A peine est-il né, qu’il passe son temps, à manger bien sûr, mais surtout à chercher sa compagne et ce n’est pas chose facile croyez moi !
Imaginez ce petit être, au corps presque inconsistant, heureusement protégé par des élytres, vous savez ces deux coques dures et rigides qui s’ouvrent pendant le vol et protègent ainsi les deux ailes minces, fines et transparentes ; lorsque le lampyre est au repos ses élytres, comme un étui, se referment et cachent ainsi le corps et les ailes. On ne voit plus que sa tête !
A la nuit tombée, il doit trouver l’élue de son cœur celle que l’on appelle « le ver luisant ». Ce n’est pas un ver mais bien un insecte, car il a six pattes mais son corps n’a pas d’ailes ni d’élytres, alors il est nu comme un ver ! Pour le lampyre trouver celle qui sera la mère de ses oeufs est indispensable, s’il ne veut pas que son espèce disparaisse à tout jamais.
C’est pourquoi je vais vous raconter l’étrange aventure de Jude le lampyre.
Jude est né juste au soleil levant du premier juillet, il n’a guère eu le temps de se faire choyer par sa maman. La vie des insectes est difficile, ils doivent tout de suite connaître leur raison de vivre, pas le temps d’apprendre, de comprendre, il faut agir ! Le lampyre est carnivore et ce qu’il aime le plus, ce sont les escargots. Il les anesthésie et là tranquillement il peut faire un grand festin ! Donc Jude se met à la recherche de petites « cagouilles » Pour survivre il faut manger le jour, puisque la nuit, il faut que Jude trouve sa promise ! La première semaine de sa vie se passe sans trop de problèmes, car avant tout, il lui faut être assez gros, avoir assez de force pour se trouver tout à son avantage. Il ne voit guère d’autres prétendants autour de lui, ce qui dans un premier temps le rassure, mais malgré tout il se sent un peu seul, et n’a pas encore vu le moindre petit lampion fluorescent. Oh ! Pensait-il, c’est parce que je suis trop jeune je ne vole pas assez loin ni assez haut, demain sans doute je ferai mieux ! Alors il mange, mais même les escargots se faisaient rares, les « cagouilles c’était bien lorsqu’il était petit, mais à présent il était presque à maturité ! Il en désirait des plus gros, il y avait bien les grosses limaces rouges mais vraiment là ce n’était pas un régal ! Et puis il y avait cette phrase qui lui trottait dans la tête ! Oui cette phrase que sa mère lui avait dit : « sois courageux, tenace, tu dois trouver une compagne et te reproduire. C’est sur toi que repose la vie de notre espèce » Il ne comprenait pas ! Qu’avait elle voulut dire ? Où étaient les autres lampyres ? Ce soir il partirait loin, très loin, il le devait, il savait cela. Il ne savait pas pourquoi, mais il savait que cela devait être, c’était son destin de lampyre. Il quitterait ce talus, et laisserait-là ce coquelicot, cette fleur rouge sur laquelle il avait trouvé de petits escargots. La fleur lui en était reconnaissante, les escargots dévoraient ses feuilles, c’était donc Jude par sa gourmandise qui l’avait protégé d’une fin trop précoce, à présent elle se fanait et il ne pouvait plus grand-chose pour elle.
Les premières lumières du ciel s’allumèrent, (ce que nous appelons les étoiles). Jude dit un au revoir au coquelicot et s’envola vers d’autres lieux. Il vola jusqu’au petit matin sans succès, rien à l’horizon, pas de petites lumières au sol ! Il avait bien aperçu un tout petit lampion, au sommet d’une herbe, il s’en était approché mais vraiment, il espérait mieux ! « Trop petit » avait-il pensé, pendant des jours et des jours, courageusement chaque soir il se remit en quête, où était donc son ver luisant ? Jude se sentait découragé, triste, fatigué, le soleil commençait à faire son apparition, alors qu’il se reposait près d’une fleur. Une coccinelle fit son arrivée !
- Oh ! dit-elle, un cousin ! Es-tu bien un lampyre ?
-Oui répondit Jude et toi une coccinelle, nous appartenons à la même famille : celle des coléoptères.
- Je suis heureuse, dit la coccinelle, de rencontrer un cousin, je m’appelle Prisca et toi ?
- Moi Jude, répondit notre ami.
- Je croyais qu’il n’existait plus de lampyre ! Peut-être cherches tu un ver luisant ? Ici il n’y en a pas, je le saurais, je connais tout le monde dans ce jardin. De temps en temps, l’on voit quelques papillons mais eux ne sont pas de notre famille, ce sont des lépidoptères, ils ont quatre ailes, et ne mangent que le pollen des fleurs, nous n’avons pas grand-chose en commun !
-Oh ! Quand même, dit Jude, nous sommes tous des insectes !
-Si tu veux, si tu veux ! répondit Prisca agacée mais eux aussi disparaissent, remarque ils ne sont pas très utiles. Les abeilles elles, font du miel, je te dis cela, mais le miel ne m’intéresse pas. Tandis que moi je suis utile, ma mission est de dévorer les pucerons, de protéger les fleurs de ce jardin en particulier les roses. Je suis née comme tous mes frères et sœurs dans un laboratoire, je n’ai donc pas besoin de perdre du temps à chercher un mâle, et toi d’où viens-tu ?
- Moi répondis Jude, je suis né très loin d’ici, sur un talus près d’un coquelicot !
- Un coquelicot, il y avait des pucerons sur ce coquelicot ? dit Prisca très curieuse.
- Je n’en ai pas vu. Ma mission devient urgente ! Es-tu certaine de ne pas avoir vu de ver luisant ? Insista Jude. La saison avance, il est temps que je trouve ma femelle. Puisque tu connais beaucoup de monde, quelqu’un pourrait-il me renseigner ? Et me dire dans quelle direction je dois aller ! Je ne suis pas né comme toi dans un laboratoire, je dois faire le maximum pour que mon espèce survive. Alors si tu peux, aide-moi !
La coccinelle était bavarde, curieuse un peu « commère » mais pas méchante. Elle se laissa attendrir par la dure épreuve de son cousin Jude.
- Ecoute, lui dit-elle, je peux te conduire auprès d’un papillon : le Grand Paon de Nuit. Il parait, qu’il a vu des lumières plus brillantes que ce que le ciel nous offre ! Des lumières de toutes les couleurs, peut-être y a-t-il des vers luisant là-bas ! Viens vite, car il se fait déjà vieux !
Les voici tous deux arrivés auprès du grand papillon.
- Que me veux-tu coccinelle, et quel est ce visiteur que tu m’amènes ?
- Oh ! dit Prisca, c’est mon cousin Jude le lampyre. Il cherche sa femelle le ver luisant, depuis fort longtemps. Il n’en trouve aucune trace et ne sais plus où se diriger. Je sais ô Grand Paon, que tu as rencontré beaucoup de lumières lorsque tu es parti à la découverte du monde. Alors je me suis dit, Grand Paon de Nuit, qu’avec toute ton expérience tu pourrais aider mon pauvre cousin, afin que son espèce ne disparaisse pas de notre terre!
- Te voilà bien aimable, répondit le papillon, je croyais que nous n’avions aucune utilité nous autres les lépidoptères, et que c’était inutile de partir à l’aventure pour chercher une compagne, et là, tu me demandes une faveur ! Il faudrait que j’aide ton cousin le coléoptère, pour que comme moi, son espèce ne disparaisse pas ! Crois-tu qu’il soit plus utile que moi ?
- Je vous en prie, Grand Paon, dit Jude, oublions les querelles et pardonnez à ma cousine, qui étant né en laboratoire a oublié l’importance de la sauvegarde des espèces.
- Je vois que tu es sage répondit le grand papillon, mon nom est Blaise. Je ne suis pas certain de pouvoir t’aider et comme je n’ai plus que quelques heures devant moi, je vais te raconter :
- Vois-tu, moi aussi je suis parti à la recherche de la mère de mes futurs œufs, qui de cocons deviendront chenilles, puis papillons, c’est long et pas facile de devenir papillon, nous avons sur notre parcours de vie beaucoup de prédateurs. Lorsque j’étais chenille…
- S’il te plait grand papillon, le temps presse lui dit Jude.
- Tu as raison je suis donc parti un jour très tôt, le soleil était à peine couché, et très vite, avec mes amis les autres papillons, nous avons été dirigés, presque malgré nous, vers des lumières multicolores et de toutes les formes. Il y avait tant et tant de ces lumières que l’on ne voyait plus celles du ciel. Oh ! Ces lumières plus on approchait d’elles, plus elles devenaient grosses et lumineuses. Nous étions comme des aimants attirés par elles, pourtant certains d’entre nous avaient du mal à battre des ailes : l’air était poisseux, il nous alourdissait et si parfois ici, nous nous plaignons des toxines qui paralysent notre respiration, là-bas c’était pire ! Cependant les lumières étaient presque toutes plus magnifiques les unes que les autres, nous ne savions où aller, vers cette belle bleue ou vers ce ruban rouge qui clignotait sans cesse. Jude je ne peux pas te dire si il y avait des vers luisants, ce que je peux te dire, c’est que ces belles lumières sont très dangereuses, elles sont chaudes, beaucoup d’entre nous sont morts instantanément brûlés, pour avoir voulu les voir de plus près. Il fallait descendre très bas à ras du sol. Il y avait peu d’herbe, peu de fleurs, pas de parfums, mais des odeurs nauséabondes, des fumées nocives même pour nos prédateurs les oiseaux. Je ne suis pas sûr que les fleurs là-bas ne soient pas empoisonnées ! J’y ai pourtant rencontré une belle femelle, avec de grandes ailes bordées d’un velours gris argenté. Sur chacune de ses ailes aux lignes ondulées, toutes les nuances de gris étaient représentées ainsi qu’un grand œil plein de douceur. Elle était née là, sur un parterre de fleurs mais elle n’a pas voulu me suivre. Elle m’a assuré que ses œufs seraient protégés, elle connaissait parfaitement les dangers des lumières chaudes, scintillantes, et étincelantes. Ici m'a-t-elle dit :
- C’est la ville et la plus belle, la plus grande : elle s’appelle Paris !
Prisca et Jude avaient écouté sans rien dire, abasourdis et émerveillés à la fois !
- Que dois-je faire, osa dire Jude ? Mais le grand paon de nuit s’était tu à tout jamais.
Jude hésita un moment, mais puisque le papillon, avait trouvé sa femelle pourquoi pas lui !
Toutes ces lumières, devait être une grande curiosité à voir. Après tout sa vie était courte, ne devait-il pas connaître le plus de choses possibles pour transmettre toutes ses expériences à ses descendants ? Afin que ceux-ci aient un instinct plus protecteur ! Il ne douta plus. Cela allait, c’est sûr, avec sa mission !
Il lui fallut voler longtemps, franchir plusieurs collines et divers prés. Notre ami Jude était persévérant, courageux. Pourtant comme ça existe en été, un fort orage s’abattit sur son chemin. Il aurait pu se mettre à l’abri, sous quelques feuillages et attendre patiemment. Il préféra braver vaillamment la pluie et le vent. Ce n’est pas facile, lorsque vos ailes sont aussi fines et délicates que celles d’un lampyre ! Plusieurs fois il tomba à terre, ses ailes et son corps trempés, il résista ! L’orage cessa, le soleil était revenu. Il avait préféré voler le jour afin de se trouver sur la ville, pour voir les lumières lorsque la nuit serait là.
Mais surtout, trouver son ver luisant. !
Elle ne se montrerait qu’au crépuscule. Jude n’avait pas dormi lorsque le soleil se coucha, enfin les lumières apparurent là-bas au loin. Il redoubla d’effort, suivit les conseils du papillon, vola plus bas, faisant le maximum pour résister à leurs charmes attractifs.
Il se concentrait sur son objectif : une petite lumière d’un vert fluorescent et d’un jaune lumineux, que l’on apercevait facilement dans les campagnes, les nuits sans lune. Aucun lampyre ne s’y était brûlé les ailes ou les élytres. C’était une lumière froide, uniquement produite par la chimie du ver luisant, c’est ce que nous disent les savants ! Pour Jude, c’était la lumière de la passion, de la ferveur, afin de rencontrer la mère de ses œufs.
Soudain, alors qu’il s’était posé à même le sol pour reprendre un peu de force, il sentit tout près de lui un va et vient inquiétant. Par prudence, il se cacha sous une feuille de rosier. Il ne regretta pas son attitude : c’était ces voyous de « bombardiers » oh bien que eux aussi, soient de la famille des coléoptères, Jude savait qu’ils avaient mauvais caractère et pour on ne sait quelle raison, cette « racaille » projetait un liquide irritant sur les créatures gênantes Hélas, il fut vite découvert !
- Un Lampyre, s’écrièrent-ils ! Que fais-tu là ? Tu cherches ta larve ? Oh ! Pardon ton ver luisant ! Tu te crois où ? Ici il n’y a pas de place pour ton espèce, tu t’es vu ? Tu es minuscule, même pas beau ! Dégage, tu es sur notre territoire !
Pourquoi me parlez-vous comme ça ? Je ne vous ai rien fait ! dit Jude.
Non tu nous as rien fait ! Mais tu es trop laid ! Nous, nous faisons parti des plus beaux coléoptères ! Sois déjà content que l’on ne t’ait pas fait goûter notre charmant breuvage, des plus gros que toi ont regretté de nous avoir importunés ! Alors ne nous énerve pas davantage, et va voir ailleurs ! Jude s’envola, débattre ne servait à rien, il valait mieux fuir.
Les lumières étaient là, de plus en plus attrayantes, elles formaient d’étranges constellations, d’une multitude de couleurs plus vive les unes que les autres. Elles semblaient être organisées, cependant Jude, ne comprenait pas cette organisation.
Sans doute à cause de sa fatigue, le lampyre se sentit comme aspiré vers elles. Il ne savait plus où se diriger, tout discernement s’effaçait en lui. Il tournoyait maintenant avec des papillons, de plus en plus près vers cette belle lampe rouge. La chaleur ne le faisait plus reculer, la lumière le fascinait! Pourtant des papillons imprudents se faisaient brûler, mais Jude ne les voyait plus. Il était hypnotisé, et à son tour il s’approcha trop près, un crépitement eu lieu. Il fut déséquilibré et à son tour, tomba en tourbillonnant sur lui-même jusqu’au sol.
Lorsque Jude repris conscience, il était entouré de deux Grand Paon de Nuit.
- Que m’est-il arrivé dit Jude ?
- Tu as beaucoup de chance, lui répondit un des Grand Paon de Nuit, une seule de tes élytres a été brûlée, mais tu ne pourras plus voler à présent !
- Plus voler » répéta Jude ! Mais alors, j’ai failli à ma mission. A cause de moi, plus personne ne verra à la nuit noire, briller le ventre des vers luisants ! Je n’ai pas su protéger mon espèce de l’extinction ! Comment ? Lui dit un Grand Paon de Nuit, tu es venu ici pour trouver un ver luisant ! En ville ! Qui a pu te mettre une idée aussi sotte que cela en tête ?
- Personne répondit piteusement Jude, mais un vieux Grand Paon de nuit m’avait dit qu’il avait trouvé une très belle Paon de Nuit parmi les plus belles lumières de Paris, alors j’ai cru que je pouvais moi aussi, trouver la plus belle des vers luisants en venant ici : en ville, a Paris.
- Ne s’appelait-il pas Blaise demanda l’un des deux papillons ?
- Je ne sais plus, si, me semble-t-il répondit Jude, c’est si loin tout ça : je suis né tout là-bas, derrière ses collines, près d’un coquelicot. J’avais même vu le lampion d’un tout petit ver luisant, j’ai été trop présomptueux !
- Pas de doute, le destin nous a guidés vers toi, Blaise notre père était venu de très loin, un magnifique Grand Paon de Nuit de plus de douze centimètres d’envergure! Mon nom est Hilaire, et voici Axillaire mon frère. Tu dois rentrer chez toi! dit Hilaire, qui semblait être le plus vigoureux, et retrouver le ver luisant, elle t’attend sûrement.
- Comment faire s’inquiéta Jude, je ne peux plus voler, et je n’ai plus de force, tout est perdu !
- Nous sommes robustes, nous te porterons sans difficulté. Tu es petit tu grimperas sur notre dos. Nous nous relayerons, dirent les deux frères. Aussi vite dit, aussi vite fait, voilà notre ami Jude juché sur le dos d’Hilaire, se cramponnant de ses six pattes aux ailes majestueuses de son ami. Oh ! Il n’était pas très rassuré le lampyre, mais il se garda bien de faire une réflexion. Il ferma les yeux et en route !
Les Grand Paon de Nuit volent vite, ils ont aussi, à cause de leurs grandes tailles, plus de prédateurs. Les hirondelles sont particulièrement redoutables, heureusement Axillaire savait très bien, détourner leur attention. Volant rapidement dans toutes les directions avec une grande agilité, les oiseaux renonçaient assez vite, pour se diriger vers des proies plus faciles. Ils arrivèrent au petit matin exténué par leur périple. Ils se réfugièrent sous les pétales du coquelicot fané. Jude était très affaibli. Se retrouver dans ce lieu, lui rendit un peu de courage.
Il lui fallait attendre le crépuscule. Oh ! Se disait-il, si la lune pouvait être absente, la nuit plus noire me permettrait de retrouver plus facilement le petit lampion du ver luisant.
La chance fut avec lui !
C’était la fin de l’été et le ciel était encombré de nuages sombres. Aidé par ses deux amis, il retrouva son ver luisant. Elle semblait bien frêle mais l’extrémité de son ventre brillait toujours. Lorsqu’elle aperçut Jude, sans reproche elle lui dit : je t’attendais !
Les amours de Jude avec son ver luisant, furent de courte durée. Ainsi s’accomplit la vie des insectes.
C’est pourtant par une belle nuit d’été, dans la nature que tu pourras contempler le ciel et y voir les plus belles lumières. Celles des étoiles qui se comptent par milliards, dessinent leurs constellations avec un mystère si grand, si impressionnant, que les hommes sont tout à la fois, émerveillés et troublés. Ils laissent vagabonder leur imagination fantasque, donnant à ce ciel des pouvoirs allant de la plus pure poésie, aux plus maléfiques intentions.
Jude a rempli sa mission. Nous pourrons, nous promener la tête sous les étoiles et laisser nos pas être guidés par les petits points verts fluorescents des vers luisant, parsemés ça et là au gré de leurs amours.
Je ne doute pas Jude, que ton expérience soit à tout jamais gravée dans l’instinct de tes descendants ; afin qu’ils ne se laissent plus fasciner par les lumières artificielles des villes. Car rien ne nous est donné de plus beau que les lumières de notre grande dame « Nature ». |